14/10/2008

Où il est question de magnum...

Ah être prévoyant.... On nous bassine avec ça, il faut prévoir, ordonner, anticiper.

Curieusement, ou pas, j'ai toujours aimé ça petite. Par exemple, j'avais prévu un remplaçant au cas où Mac Gyver et moi, on pourrait pas se marier. S'il avait merdé en concevant un de ses gadgets à base de chewing gums et de ficelle, et qu'il était subitement devenu chauve ( allez savoir pourquoi, ce qui me plaisait le plus chez lui, c'était ses cheveux), j'aurai épousé Thomas. Oui, vous avez bien lu. Thomas Magnum, ses fossettes et ses chemises hawaiennes. Quel homme, hein? Même maintenant, j'en frémis encore.

Bon, ça s'est pas fait ( qui a dit dommage? ), mais je l'avais prévu. Ca m'a servi à rien. Et je m'en rends compte qu'en grandissant ( bon, d'accord en vieillissant), je prévois de moins en moins. Pourquoi ? C'est difficile à dire. Peut être que je suis plus sereine face aux évenements, que je fais plus confiance à ma capacité d'improvisation. C'est pas toujours confortable, mais c'est beaucoup plus libérateur. Oser se dire que non, on n'a rien prévu au cas où , c'est se laisser une porte ouverte, c'est s'offrir un peu d'air frais à peu de frais.

C'est aussi un peu se faire peur, jouer avec un danger potentiel, s'approcher des flammes comme ça, sans avoir l'air d'y toucher. Puis se dire: " même si, je peux le faire, j'en suis capable".

Ca donne une force incroyable.