03/09/2008

Les séries télé.... ça t'en apprends sur ton couple!

Le couple, cette entité mystérieuse, ce profond abyme d’incompréhension parfois , c’est loin d’être simple. Et pourtant, parfois c’est au travers de trucs les plus anodins, comme une série télé qu’on peut en apprendre beaucoup….

Je m’explique:

Wisteria Lane, vous connaissez? Ses jolies allées fleuries, ses maisons bien alignées et ses femmes au foyer désespérées? Oui, alors voilà.

Les personnages centraux sont des femmes bien typées, d’aucuns diront caricaturales, mais justement la grande force de cette série, est le fort pouvoir d’identication que celà lui confère. A force de regarder, on s’attache aux personnages, on se prend même à penser: “ ah oui, dans telle situation, j’aurai fait pareil!”. Et on commence à se demander quel personnage nous incarnerait le mieux.

Après un petit brainstorm ( pas trop intense, je vous rassure) , j’en suis arrivée à la conclusion que je serai bien un mélange entre Susan, plutôt gaffeuse et maladroite, et Lynette, mère d’enfants en bas âge, speedée à toute heure, et surtout qui rame un max pour essayer d’assurer.

C’est là que j’en viens au sujet de l’article. Après avoir discuté de ça avec l’homme, il s’est avéré qu’il me voyait plutôt comme Bree, la maitrise totale , toujours parfaite, à la limite du psychorigide…. Alors comment arrive t’on à avoir des avis aussi divergents?

C’est simple.

Voilà la même matinée, deux versions.

Ma version: Je me lève en premier parce qu’une fois que je suis réveillée, je ne sais pas rester dans mon lit. Je cherche le biberon, le remplit, le met à chauffer. Je galope pour me faire un café que j’avale toujours trop chaud, et avec lequel je me brûle une fois sur deux. Je fais déjeuner le petit, tout en remettant un peu d’ordre, et en agrafant mon soutien gorge. Je commence à l’habiller, je me brosse les dents tout en préparant son dix heures. Je suis hyper stressée, je cours.J’aurai besoin d’aide. L’homme descend.

Version de l’homme: Je descend. Elle est habillée. Elle a eu le temps de boire un café, de faire déjeuner le petit, lui aussi est presque prêt. Elle me propose un café. Elle n’a pas besoin de mon aide. Je me leverai bien plus tôt, mais elle assure.

Et c’est souvent comme ça: là où lui pense que je me débrouille sans aide, parce qu’organisée, je sais moi que c’est parce que n’ai pas le choix et que je suis trop fière ( ou trop stupide) pour demander de l’aide.

Alors je rame….je peste de devoir toujours courir, lui hésite à s’immiscer dans cette apparente organisation du tonnerre.

L’image que l’on a de nous mêmes est parfois terriblement différente de celle qu’on réflète, j’en ai pris conscience. J’essaie maintenant de montrer un peu plus mes faiblesses ( si tant est qu’elles en sont vraiment), …. De son côté, il comprend que là où je me voudrai infaillible, je ne le suis pas toujours. Et alors? Il est à mes côtés !