06/09/2008

En couple au boulot.....

Quand mon cher et tendre m’a proposé de venir travailler avec lui, j’ai d’abord sauté de joie, puis j’ai réfléchi. Longuement. Un saut comme ça, on le prépare.

Car si la vie de couple est éprouvante parfois, travailler ensemble relève quelquefois de l’épreuve de force.

Quand j’examinais le positif de la situation, ça donnait ceci:

  • d’abord avantage numéro un, pas de boss! Et pour moi, qui ai souvent eu de petits soucis avec l’autorité, le pied ! ( à moins d’être chef moi même, mais bizarrement, il y a toujours un boss au dessus de soi… nan, pas dans ce sens là, coquines !)
  • numéro deux: du vin, du vin, et encore du vin. Je nage dans mon domaine, j’apprends sans arrêt de nouvelles choses, je me tiens au courant, je goûte…
  • numéro trois: et c’est en rapport direct avec les points précédents, la liberté ! avoir le droit de sélectionner soi même ses produits, de mettre en avant tel ou tel…. bien plus valorisant que de choisir dans un catalogue, ou de n’avoir aucun droit de décision sur l’assortiment!
  • numéro quatre: un emploi du temps qui bien que chargé, reste flexible.
  • numéro cinq: pouvoir garder encore le petit avec nous sans passer par des gardiennes.
  • et puis, j’y ai pensé: chéri sous la main, calins impromptus possible……

Mais, puisqu’il y a toujours un mais, le hic , le seul vraiment valable, c’était de partager mon temps avec l’homme, travailler en collaboration avec lui, sans s’énerver ou provoquer des disputes qui auraient resurgi à la maison, ou l’inverse.

Puisqu’on ne sait jamais avant d’essayer, je me suis tout de même lancée.

et puis…..

ça fait presque trois mois qu’on bosse ensemble, 6 jours sur sept, et ça se passe à merveille. La complicité que l’on a à la maison fait qu’on se comprend à demi mot. Nous avons l’avantage d’être complémentaires, donc personne ne marche sur les plates bandes de l’autre. Le partage du travail s’est fait naturellement. C’est le bonheur….

Enfin, ça pourrait…

Parce qu’il y a un truc auquel je n’avais pas pensé. C’est qu’on n’est pas tous seuls. Ses parents, qui ont crée le commerce et pris leur pension, nous aident encore. Avoir des relations cordiales, voire tout simplement normales avec des beaux parents relève  de l’équilibre diplomatique, alors imaginez ce que cela fait quand on travaille ensemble.

Difficile de s’imposer, d’imposer ses décisions quand c’est face à des gens qui font partie de votre famille. Toujours il vous faut manoeuvrer délicatement pour ne froisser personne, tout en prenant une place en douceur.

Si je fais un bilan de ces trois mois, je dirai que bosser en famille, oui, à condition d’avoir suffisamment foi en son couple , en sa complicité et en sa  complémentarité.

Beaucoup de diplomatie, un sens du tact exarcebé, ….

Et puis surtout , on évite de se défouler à la maison sur les beaux parents s’il y a lieu. On fait du sport, on s’aére…. En même temps, ça permet de trouver un peu de temps à soi, rien qu’à soi.

ps: j’avais entièrement raison pour les 5 premiers points, mais je suis au regret de constater que le point 6….. ben, non en fait……! On travaille….

22:44 Écrit par sand dans me, myself and i | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : couple, boulot |  Facebook |

03/09/2008

Les séries télé.... ça t'en apprends sur ton couple!

Le couple, cette entité mystérieuse, ce profond abyme d’incompréhension parfois , c’est loin d’être simple. Et pourtant, parfois c’est au travers de trucs les plus anodins, comme une série télé qu’on peut en apprendre beaucoup….

Je m’explique:

Wisteria Lane, vous connaissez? Ses jolies allées fleuries, ses maisons bien alignées et ses femmes au foyer désespérées? Oui, alors voilà.

Les personnages centraux sont des femmes bien typées, d’aucuns diront caricaturales, mais justement la grande force de cette série, est le fort pouvoir d’identication que celà lui confère. A force de regarder, on s’attache aux personnages, on se prend même à penser: “ ah oui, dans telle situation, j’aurai fait pareil!”. Et on commence à se demander quel personnage nous incarnerait le mieux.

Après un petit brainstorm ( pas trop intense, je vous rassure) , j’en suis arrivée à la conclusion que je serai bien un mélange entre Susan, plutôt gaffeuse et maladroite, et Lynette, mère d’enfants en bas âge, speedée à toute heure, et surtout qui rame un max pour essayer d’assurer.

C’est là que j’en viens au sujet de l’article. Après avoir discuté de ça avec l’homme, il s’est avéré qu’il me voyait plutôt comme Bree, la maitrise totale , toujours parfaite, à la limite du psychorigide…. Alors comment arrive t’on à avoir des avis aussi divergents?

C’est simple.

Voilà la même matinée, deux versions.

Ma version: Je me lève en premier parce qu’une fois que je suis réveillée, je ne sais pas rester dans mon lit. Je cherche le biberon, le remplit, le met à chauffer. Je galope pour me faire un café que j’avale toujours trop chaud, et avec lequel je me brûle une fois sur deux. Je fais déjeuner le petit, tout en remettant un peu d’ordre, et en agrafant mon soutien gorge. Je commence à l’habiller, je me brosse les dents tout en préparant son dix heures. Je suis hyper stressée, je cours.J’aurai besoin d’aide. L’homme descend.

Version de l’homme: Je descend. Elle est habillée. Elle a eu le temps de boire un café, de faire déjeuner le petit, lui aussi est presque prêt. Elle me propose un café. Elle n’a pas besoin de mon aide. Je me leverai bien plus tôt, mais elle assure.

Et c’est souvent comme ça: là où lui pense que je me débrouille sans aide, parce qu’organisée, je sais moi que c’est parce que n’ai pas le choix et que je suis trop fière ( ou trop stupide) pour demander de l’aide.

Alors je rame….je peste de devoir toujours courir, lui hésite à s’immiscer dans cette apparente organisation du tonnerre.

L’image que l’on a de nous mêmes est parfois terriblement différente de celle qu’on réflète, j’en ai pris conscience. J’essaie maintenant de montrer un peu plus mes faiblesses ( si tant est qu’elles en sont vraiment), …. De son côté, il comprend que là où je me voudrai infaillible, je ne le suis pas toujours. Et alors? Il est à mes côtés !