04/09/2008

Petit guide de survie en milieu hostile: le magasin

On s’est toutes retrouvées, clientes quelque part. Les magasins, c’est une fréquentation quasi obligée. Ne serait ce que pour se nourrir, et à l’occasion se vêtir, car Jules a beau nous préferer naturelle ( et lui entend nue, là où vous entendez sans fards), si ses instants cromagnesques de mangeurs de viande ne sont pas satisfaits, il risque de bouder, voire de tomber en syncope.

Vous me direz: et bien, qu’il y aille faire les courses, alors!

Le hic, c’est quand Charles Henri fait les courses seul, certes il ramène ce qu’il y a sur la liste, mais pas ces délicieux bonbons fourrés au chocolat que vous aviez oublié de mentionner ( au passage, c’est pas mal pour la ligne, merci Chéri)mais qui vous auraient aguiché sournoisement  au détour d’une allée, …. Il ne ramène pas non plus l’adoucissant-lessive-serviettes hygiéniques que vous aviez zappé mais dont vous avez pourtant cruellement besoin. Vous savez bien, vous, qu’en passant devant le rayon, vous y auriez pensé…. Las!

Y aller seule? Pas une solution non plus…. Sans parler du nombre de paquets à se coltiner, des bouteilles d’eau, des paquets de lange….Ouiche! Forcément, en fille raisonnable, vous éviterez d’acheter saucisson, bières , chips et bonbons,vous choisirez parmi ces délices luciférien, et bien entendu jamais le bon. Et l’homme qui n’a pas ce qu’il veut peut être bougon. Las!

Alors, vous vous décidez. On fera les courses à deux.

Indy et Wonderwoman ne seraient pas de taille à lutter contre tous les dangers auxquels vous allez faire face, ensemble.

Ensemble? Enfin, si vous y arrivez, car il vous faudra déjà trouver un rhytme de croisière de pousser de caddie adapté. Entre un qui examine chaque rayon , à l’affût de la moindre nouveauté et comme en promenade, et l’autre qui promptement atteint les articles nécessaires, en rentabilisant un maximum l’équation temps passé-produit (sur la liste) acheté, ça risque de coincer. Donc, on accélère un peu ou on décélere, et sans pousser de PFFFFF excédés, au risque de démarrer une dispute. ( Et aux rayons poissonnerie, ça la fout mal!).

Il vous faudra être d’accord: diététique et envies, dégoûts et plaisir…. Ce qui plait à l’un n’est pas toujours au goût de l’autre. Donc oui à un chips, mais au paprika. Des légumes frais, d’accord…. mais des courgettes. En passant, toujours valoriser l’aliment, non ce n’est pas un bête potiron, mais une future crème de potiron aux chataignes avec croutons de parmesan….ça marche!

L’avantage non négligeable, c’est que plus jamais les rayons trop haut ( manque que trois centimètres, l’ai presque, ouiche mon orteil…) ou trop bas ( suis en jupe) ne vous nargueront. A deux, vous formez l’équipe parfaite, il se penche, vous mettez dansle caddie. En même temps, un petit compliment permet de faire passer un peu plus vite ces minutes enfermés sous une lumière artificielle. ” Mamour, toi qui est si grand et si fort, tu veux pas….?”

Evidemment, faire les courses à deux, c’est aussi parfois l’anti glamour absolu. J’en veux pour preuve les discussions au rayon papier toilette ” tu veux de l’extra soft ou du parfumé?” ou dans  celui des désodorisants intérieurs:” non, choupinette, vaudrait mieux un puissant pour les WC”.

Un jour, vous atteignez le saint Graal, la caisse. Une hotesse de caisse, blonde comme les blés, souriante, sympatique somme toute vous annonce la somme à régler.

Et là: ” Bon, qui est ce qui paie?”

Reprise oui ou crotte

 

L'amour de ma vie est rentré en maternelle. Déjà en soi, ça prouve que le temps passe... Et puis voilà que cet adorable ange, m'a annoncé son prochain mariage avec Léa, tout en m'assurant qu'il reviendrait après . J'étais moyen d'accord, parce que j'aime mieux Charlotte, moi, mais passons...

En discutant avec son père, nous constatons que si les enfants grandissent, nous on vieillit. Petit chou s'approche, et là, avec son plus mignon sourire:

"maman, pourquoi t'es vieille?"

C'est pas juste, et puis d'abord, je suis pas si vieille, d'accord suffisamment pour m'être trémoussée sur ça:

http://fr.youtube.com/watch?v=n52CzPvwPQ0&feature=rel...

 Et puis hier, par hasard, je tombe sur ça, et j'hallucine....

Alors,vous en pensez quoi?

14:23 Écrit par sand dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : reprise, withney houston, lumidee |  Facebook |

03/09/2008

Les séries télé.... ça t'en apprends sur ton couple!

Le couple, cette entité mystérieuse, ce profond abyme d’incompréhension parfois , c’est loin d’être simple. Et pourtant, parfois c’est au travers de trucs les plus anodins, comme une série télé qu’on peut en apprendre beaucoup….

Je m’explique:

Wisteria Lane, vous connaissez? Ses jolies allées fleuries, ses maisons bien alignées et ses femmes au foyer désespérées? Oui, alors voilà.

Les personnages centraux sont des femmes bien typées, d’aucuns diront caricaturales, mais justement la grande force de cette série, est le fort pouvoir d’identication que celà lui confère. A force de regarder, on s’attache aux personnages, on se prend même à penser: “ ah oui, dans telle situation, j’aurai fait pareil!”. Et on commence à se demander quel personnage nous incarnerait le mieux.

Après un petit brainstorm ( pas trop intense, je vous rassure) , j’en suis arrivée à la conclusion que je serai bien un mélange entre Susan, plutôt gaffeuse et maladroite, et Lynette, mère d’enfants en bas âge, speedée à toute heure, et surtout qui rame un max pour essayer d’assurer.

C’est là que j’en viens au sujet de l’article. Après avoir discuté de ça avec l’homme, il s’est avéré qu’il me voyait plutôt comme Bree, la maitrise totale , toujours parfaite, à la limite du psychorigide…. Alors comment arrive t’on à avoir des avis aussi divergents?

C’est simple.

Voilà la même matinée, deux versions.

Ma version: Je me lève en premier parce qu’une fois que je suis réveillée, je ne sais pas rester dans mon lit. Je cherche le biberon, le remplit, le met à chauffer. Je galope pour me faire un café que j’avale toujours trop chaud, et avec lequel je me brûle une fois sur deux. Je fais déjeuner le petit, tout en remettant un peu d’ordre, et en agrafant mon soutien gorge. Je commence à l’habiller, je me brosse les dents tout en préparant son dix heures. Je suis hyper stressée, je cours.J’aurai besoin d’aide. L’homme descend.

Version de l’homme: Je descend. Elle est habillée. Elle a eu le temps de boire un café, de faire déjeuner le petit, lui aussi est presque prêt. Elle me propose un café. Elle n’a pas besoin de mon aide. Je me leverai bien plus tôt, mais elle assure.

Et c’est souvent comme ça: là où lui pense que je me débrouille sans aide, parce qu’organisée, je sais moi que c’est parce que n’ai pas le choix et que je suis trop fière ( ou trop stupide) pour demander de l’aide.

Alors je rame….je peste de devoir toujours courir, lui hésite à s’immiscer dans cette apparente organisation du tonnerre.

L’image que l’on a de nous mêmes est parfois terriblement différente de celle qu’on réflète, j’en ai pris conscience. J’essaie maintenant de montrer un peu plus mes faiblesses ( si tant est qu’elles en sont vraiment), …. De son côté, il comprend que là où je me voudrai infaillible, je ne le suis pas toujours. Et alors? Il est à mes côtés !

02/09/2008

Premier jour d'école

Dix….. Dix minutes que je t’ai laissé, dans cette classe, avec une nouvelle maîtresse, tu lui as offert les fleurs que nous avons cueillies au jardin ce matin, tu as levé vers elle tes grands yeux clairs, ton regard si….

Neuf… Neufs comme ces vetements que tu étais si fier de porter, pour la première fois. Tu les a choisi, hier, hésitant, et puis tu t’es décidé. Ce sera eux, avec eux que tu découvrira ce nouveau monde

Huit…. huit dessins accrochés au mur, des ballons multicolores, qui s’envolent haut dans le ciel, des oiseaux qui déploient leurs ailes, comme toi, mon coeur

Sept…. les sept pas qu’il nous a fallu faire pour atteindre la porte, doucement la refermer,ne pas faire trop de bruit, quitter , s’éloigner….

Six…. Six petits garçons discutent, dans leur langue enfantine si mystérieuse , il est question de voitures, de dinosaures, de dragons et de dix heures mangés goulument….

Cinq…. Cinq minutes passées à faire connaissance avec madame, à parler de toi, à te donner une place, pour que cette inconnue qui n’en sera bientôt plus une, te prenne la main….

Quatre…. Quatre petits biscuits, dans une jolie boite, un jus d’orange, et une surprise, ton fétiche, Dodo le Dodo qui attendent que tu les sortes de la mallette à dix heures. Pause douceur, pause calin, calme bienvenu dans cette matinée bien remplie….

Trois….trois ans bientôt, un petit garçon qui grandit, qui bien que loin de nous, reste au plus près, dans notre coeur qui cogne, dans nos yeux qui se mouillent….

Deux…. deux adultes qui se serrent la main, des parents qui s’en vont sur le chemin où tu iras si souvent désormais…

Un.... une larme.

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13:31 Écrit par sand dans Amour | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : premiere fois |  Facebook |

31/08/2008

GRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR

Attention, toutes aux abris, la Sand, elle est comme qui dirait un peu énervée. Garez vos animaux domestiques, faites rentrez vos mioches…. ça va saigner !

Quoi, vous ne m’avez jamais vu ( lu) comme ça? C’est  normal, je sors très peu de mes gonds. Mais je sais pas, le fait des insomnies, ou ce crétin de voisin, qui tond sa pelouse, même pas la tondre vraiment, hein, juste la raccourcir de deux millimètres histoire d’être prêt ( on ne sait jamais) à accueillir un open de golf dans son jardin:réveilles toi, hé cloporte, on est ici dans ce qu’on appele poliment un joli petit village ou plus prosaiquement le trou du c… du monde, alors tes prétentions greeniques, tu te les ravales, s’il te plait, et sans eau.

( Voilà aussi ce que ça fait d’être énervée, je fais des phrases hyper longues).

J’ai envie de cogner, et fort si possible, sur cette idiot de petit jeune, qui passe en faisant vrombir sa ridicule mobylette. Hey, grand, on t’as jamais dit que la pétarade, ça impressionne pas les filles, c’est pas en passant devant la maison de celle que tu convoites ( celle que tu veux pécho, je traduis pour toi, béotien) que ça va la conquérir… Offres lui plutôt des places pour aller voir Tokio Hotel ! Comment, t’as pas de fric?

Ben, bosses, t’as rien d’autre à faire, de toutes façons!

Grrrrr ! Non madame, ma pelouse n’est pas un lieu d’aisance pour canins diarrhéiques. Tu ramasses, la vioque, et je m’en fiche si ça coule…. Ton chien, ses crottes, ton problème !

Et toi, espèce de sale mioche, non, je ne permets pas que tu ailles rechercher ta balle dans la cour, t’as qu’à jouer avec autre chose. Puis tiens, tu me donnes une idée….Tu sais à quelle vitesse l’air peut partir d’un ballon, toi? Moi, non. Alors on va tester, voilà un grand clou bien pointu. Pchhhhhuuuuuu…. Tu vois, t’auras au moins appris quelque chose aujourd’hui!

Bon je vais me faire un café, moi…. Aaaaargh, saleté de machine, il est brûlant ce machin !

30/08/2008

No comment

13:16 Écrit par sand dans n'importe quoi | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, sttellla |  Facebook |

29/08/2008

Introspection

Moi et internet, c'est assez récent. Avant, il ne fallait pas trop m'en parler, j'avais toujours l'impression qu'il ne pouvait en résulter que des échanges froids et programmés.

Puis l'envie d'écrire, l'envie qu'on me lise aussi, a été plus forte, et j'ai crée un blog, puis deux. Je me balade chez les uns, chez les autres, je prends part à des sites communautaires. J'y lis des histoires tantôt drôles, tantot touchantes, parfois excellemment écrites, parfois moins. Et puis, de mots en mots, des liens se tissent avec certaines des  plumes autrices, on aime bien y aller tous les jours, un peu comme on prendrait des nouvelles d'une connaissance, de quelqu'un que vraiment on aime bien.

Ce qui m'étonne , c'est cette faculté d'empathie que l'on peut avoir, quand on lit les difficultés ou le mal être d'une de ces personnes pourtant jamais rencontrées, à quel point on voudrait apporter du soutien, à quel point ça nous touche.

Parce qu'au travers des échanges virtuels , une personnalité, ou plutot un personnage s'est enfanté, et que l'on s'y est attaché. Alors, on fait comme dans la vie réelle, on essaie de consoler, d'aider, en sachant que ce ne sont que des mots, des doigts qui pianotent sur un clavier, à défaut de bras qui entourent.

La non immédiateté des échanges fait qu'on réfléchit beaucoup plus à ce qu'on dit ( écrit) , et aux réponses que l'on en obtient. Même si toute une communication à base de smileys existe, il est parfois bien difficile de percevoir les nuances d'un commentaire. Est il sarcastique, moqueur ou pas? Est ce simplement de l'humour, ou pas? .... Alors on se pose des questions sur soi, sur son propre rapport à l'écriture.

C'est l'occasion aussi d'attraper de fameux complexes. Vous vous croyez drôles, spirituels? Raté, il y a bien plus drôles que vous !

Vous croyiez bien écrire? Encore raté! Vous vous prenez des baffes monumentales quand vous tombez sur des textes d'une beauté à couper le souffle, d'une intelligence qui vous dépasse.

Et c'est bien pour toutes ces raisons, que c'est un formidable outil, partager, s'émouvoir, découvrir, rire, se cultiver....