01/08/2008

grandir

C'est officiel, mon bébé, la chair de ma chair, mon amour absolu est désormais un être sexué. Fini cette espèce d'état de grâce du bébé, de l'adorable poupon .

Hier, il a eu ces mots: " Maman, tu sais moi je suis un garçon !"

 et moi de lui répondre mi intriguée mi amusée: " ah oui? Comment tu le sais? "

 lui, l'évidence même: " ben parce que j'ai un zizi, les filles elles ont des nénés! "

moi: " ah..........................................."

Donc maintenant, ce n'est plus mon bébé, cette chose douce, rose et fragile qui sentait bon le lait, mais un petit garçon, fier de montrer qu'il a des muscles comme son papa, impatient de se raser et de conduire une voiture. Un jour, il faudra que je m'y fasse, il voudra une mobylette, qu'il obtiendra au prix d'un job d'été comme vendeur de glaces, et toutes les fois où j'entendrai vrombir le moteur, mon coeur se serrera d'angoisse.

Et puis, viendra le temps des sorties entres potes, où je l'attendrai non pas dans le salon lumières éteintes pour ne pas passer pour une mère envahissante, mais dans ma chambre, où bien sûr je ne parviendrai pas à trouver le sommeil.

Un jour, il trouvera un ou une amoureuse, qui fera son bonheur ou ses malheurs. Et tout ce que je pourrai faire, c'est rien. Rien, je ne pourrai qu'attendre, qu'il fasse sa vie et ses expériences, lui offrir mon épaule en cas de coup dur, comme quand il apprendra à rouler à vélo, et qu'il tombera et s'écorchera le genou. Un peu de mercurochrome, un baiser et........rien !

Peut être aussi qu'un jour, à son tour , il aura des enfants, dans lesquels certainement je retrouverai un peu de lui petit, de ses mimiques, de ses petites manies, de son grand sourire franc, de ses yeux malicieux. Même si j'en aurai très envie, je ne lui dirai rien, je l'observerai prendre plaisir à les voir grandir, s'émanciper.

Grandir, c'est une suite de départs.

Qui aurait cru qu'en déposant sur mon ventre ce qui n'était qu'un amas de chair sanguinolent et frippé, je découvrirai l'impact intense de deux saphirs plongés dans mes yeux, un moment de pure communion et de coup de foudre, où j'ai su immédiatement que c'était lui, comme il a su que c'était moi. Neuf mois de tergiversations, de doutes, d'approches pour ce moment. Sa bouche cherchant mon sein, puis tetant vigoureusement, me faisant alors comprendre la toute puissance maternelle.

Puis ces heures claires de la nuit, où après qu'il aie bu, je chantonnais toutes les litanies de mon amour pour lui. Ces instants magiques, de paix et de sérénité, où lui et moi nous repaissions l'un de l'autre.

Puis ce fut l'heure du premier déchirement, l'abandon du sein, puis progressivement les premiers pas. Ce petit être déjà veut être si indépendant, si jeune....

Puis enfin, ces mots, hier, tombés là parce qu'il fallait qu'il soit prononcés, un jour...

Parce que le bébé que l'on met au monde est appelé un jour à devenir un homme et à partir, à quitter.

 

13:33 Écrit par sand dans me, myself and i | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : grandir, dechirement |  Facebook |

30/07/2008

je déteste les anniversaires

 

  Je déteste les anniversaires...enfin, pas tous, seulement les miens. Ca m'énerve, vous pouvez même pas deviner comment.

Déjà, le jour de son anniversaire, on doit, c'est une obligation contractuelle de jour spécial, se lever de bonne humeur. Déjà le reste de l'année, c'est pas gagné, vu que le premier pied qui darde ses orteils hors de la couette, c'est souvent le gauche! Alors pensez, rien que le fait de devoir, ça me fout en rogne.

Faut être aussi en parfaite santé, parce que la journée d'anniversaire ça peut être drôlement long, et si une migraine venait à pointer le bout de son nez pointu, on vous accuserait immédiatemment de ne pas être drôle.

Pour peu que vous viviez avec un fou des célébrations en tout genre , vous devez vous attendre à ce que dès le matin, les attentions défilent. Le petit dèj au lit, vous y aurez droit, et aux miettes qui s'incrustent, au café renversé, aux tartines où décidément il y a trop de beurre et pas assez de confiture, et en plus vous, vous la préférez aux abricots la confiote, pas aux fraises.

Vous n'échapperez pas non plus aux cadeaux, de la famille, que vous êtes obligé de remercier avec un sourire s'efforcant de ne pas être forcé,parce que quand même, vous ne pouvez décemment pas renier toute votre famille parce qu'un a eu la superbe idée de vous offrir des mouchoirs. Le superbe vase de belle maman aux couleurs flashy, et il faut bien le dire, moche, vous serez obligée non seulement de le garder, mais en plus de l'exposer à un endroit de passage, si possible. Sinon, incident diplomatique en vue. " Et il est où mon vase? " " Dans les chiottes, je trouvai que c'était approprié" est une réponse qui devrait ajouter moults mauvais points à votre liste déjà longue de méfaits imaginaires ou réels. Si les cadeaux viennent des gens moins proches, la tentation est grande de les revendre sur ebay, prenez garde malheureux !  Vous savez le nombre de gens qui ont internet, ?

Et puis, le gateau, celui où bien évidemment, il y a trop de crème, de beurre, qui ressemble  à un hybride caloriquo romantico sucré  sorti de l'imagination de batrbara cartland, celui qui à chaque bouchée contient environ dix mille calories, celui que vous pouvez à peine regarder, encore moins avaler.... Et pourtant, il faudra, quitte à s'écoeurer, sous les regards attendris de toute votre petite famille, qui attend votre approbation et vos remerciements émus.

Sans compter que sur cette espèce d'arme de destruction massive, trônent les indécrottables bougies, celles qui déjà marquent le fait que vous venez de vous prendre un an dans la gueule et qui avec leurs petites loupiotes sournoises, vous toisent en rigolant: " l'année prochaine, on sera une de plus, gniark gniark!"

 

Je déteste les anniversaires !

14:35 Écrit par sand dans me, myself and i | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : anniversaire, humour, raleuse |  Facebook |

26/07/2008

Des petits bonheurs.... c'est cadeau !

 

C’est me réveiller le matin, alors que tout est encore calme, entendre la respiration de mon fils, imaginer ses rêves, descendre sur la pointe des pieds nus, et savourer un café brûlant. Pas de bruit, que quelques oiseaux au loin, le soleil doux du matin…

C’est le premier câlin du matin, c’est enfouir mon visage dans son cou, et respirer son odeur, mettre ma main dans ses cheveux emmêlés, sentir sa peau encore toute tiède de sommeil.

C’est marcher dans l’herbe, enlever mes sandales et éprouver la douceur fraiche sur mes pieds.

C’est préparer un bon gros gâteau, plonger les mains dans la pate, la goûter crue, les odeurs de vanille qui se mélangent au parfum du beurre frais. Le voir gonfler dans le four, et imaginer le plaisir qu’on aura à le déguster.

C’est me promener dans la campagne, cheveux au vent, admirer la couleur blonde des champs, le contraste formé avec le ciel, trouver une coquille d’escargot, la ramasser et la ranger dans la boite aux trésors.

C’est avec un bon repas, goûter un vin et remarquer qu’ils forment une belle alliance, un instant d’harmonie suspendu dans l’air, fugace mais intense.

C’est danser seule dans la maison sur de la musique entrainante et jouer à la star de la chanson avec le tuyau d’aspirateur.

C’est prendre un bain, chaud, verser quelques gouttes d’huile essentielle, mettre une musique douce et planante, tamiser les lumières et me servir un verre de vin moelleux, me prélasser, sentir mes muscles se détendre dans l’eau, sortir et s’envelopper d’un peignoir bien épais.

C’est lire, des choses importantes ou non, des mags féminins ou des romans, des nouvelles ou des bandes dessinées, juste les mots et moi.

C’est écrire, partout, tout le temps, au stylo ou avec un clavier, sur des sujets sérieux ou futiles, sur mon quotidien, ou mon boulot, sur la musique ou de la poésie

23/07/2008

J'aurai bien voulu.....mais !

La liste des métiers que je n’exercerais probablement jamais…et parfois à regret.

  • florence-foresti.jpgOne woman showeuse : parce que j’adore raconter des histoires, je vénère la vanne pourrie, mais que monter sur scène serait probablement insurmontable… déjà, ici, ç’est parfois compliqué alors que je jouis d’un certain anonymat, alors pensez donc en pleine lumière…
  • masque-chir.jpgChirurgienne cardiovasculaire : juste pour me la péter, le soir avec mon mec : “t’as fait quoi, chou ?”-” oh trois fois rien, j’ai réparé deux valves aortiques, remplacé un coeur, la routine quoi….”. Mais bon, soyons réalistes, il faut se taper un max d’années d’études ! Oublions…
  • chapeau-cowgirl.jpg Cow girl : imaginez, moi, dans l’ouest sauvage, chevauchant superbement un noble destrier et conduisant sans faille mon troupeau obéissant dans le soleil couchant… Même pas en rêve, je suis vachophobique.
  • bijou.jpgCréatrice de bijoux : pour manipuler des petites choses précieuses et en faire des oeuvres d’art. En vrai ? J’ai deux mains gauches, ça vous situe ?
  • avion.jpgPilote d’avion : parce que c’est trop la classe de piloter un boeing, même si c’est polluant…mais on va faire une croix, j’arrive déjà pas à obtenir le permis voiture, vous croyez sérieusement qu’on me laisserait piloter un avion, si ?

18:16 Écrit par sand dans me, myself and i | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : humour, metiers, improbable |  Facebook |