21/09/2008

suivez ma voix

Je suis plutôt équilibrée ( enfin je crois, moi ce que j’en dis…). J’ai une vie stable, réglée, rangée. Ca ne m’empêche pas d’imaginer ce que j’aurai pu faire avec un gramme de folie en plus. Et bien, je vous fais une confession:

J’aurai adoré être un gourou.

Oui, parfaitement, du genre à organiser de grandes fêtes avec musique, libation de vins, et encens, bien entendu.

Si j’étais gourou, évidemment faudrait que je trouve un nom qui claque un peu, Sandrine, c’est bien mignon, mais c’est pas transcendental. Je me serais appelée Xanusha, ou Shilomé… bref, un nom qui veut rien dire, mais qui sonne un peu mystérieux et sexy.

Si j’étais gourou, je parlerai de moi à la troisième personne. Comme Alain Delon, oui. C’est pas un gourou, lui? Parler de soi comme ça, ça ajoute immédiatement une dimension déificatrice.

Si j’étais gourou, je me la coulerai douce, je ferai travailler les autres à ma place, pour un salaire minimum. D’ailleurs, je me demande si je leur en octroyerai un, servir le gourou devrait etre une rémunération suffisante, non?

Si j’étais gourou,je me baladerai en spartiates toute l’année, parce que faut pas rire, je monterai pas mon temple au beau milieu des Ardennes, mais dans quelque pays merveilleux plein de soleil. Forcément, le potentiel glamour du gourou souffrirait peu d’avoir à chausser des après ski.

Si j’étais gourou, j’aurai des fans. Beaucoup de fans. Qui scanderaient mon nom. Qui m’enverraient des cadeaux. Et j’aurai l’extrème bonté de les gratifier à l’occasion d’un signe de la main, voire d’un sourire… Mais bon, faudrait qu’ils restent à distance quand même, non mais ho ! et ma vie privée?

Si j’étais gourou, j’adorerai faire du show. Pour tout et n’importe quoi, tant qu’il y aurait des spotlights.J’aurai pas besoin d’avoir du talent, on m’applaudirai quoi que je fasse.

Si j’étais gourou, j’aurai un avis sur tout, et surtout j’aurai toujours raison. Où du moins on aurait l’obligeance de ne pas me le faire remarquer, et de s’incliner devant mes sublimes paroles.

Si j’étais gourou, je porterai des tenues improbables, mais qui m’iraient. Probablement prêtées par de grands couturiers.

Si j’étais gourou, Jean Paul serait mon ami. Et il m’offrirait des marinières à n’en plus finir, tant et si bien que je serai obligée d’appeler Louise Ciccone pour m’en débarasser.( la pauvresse en sera fort aise)

Bref si j’étais gourou, le monde serait à mes pieds… et ça serait le pied. Mais bon, c’est pas évident, faut une infrastructure, une doctrine, des s……

Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing ! Excusez moi, je répond.

-”Quoi? t’es sûre? Si je veux être gourou, je peux encore? C’est vrai , sans rire ?

J’ai qu’à m’inscrire à la Star Ac ….”

10:57 Écrit par sand dans me, myself and i | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : ouuuuuuuuuum |  Facebook |

17/09/2008

Appelez moi Sid*

Paresseuse, par essence elle est paresseuse….

Ca vous dit quelque chose? A moi, oui, et plutôt deux fois qu’une. Outre cette chanson de Caroline Loeb, c’est aussi une parfaite définition de ma petite personne.Je suis une feignasse, une flemmarde, et j’aime ça en plus.

Ma devise: si tu peux en faire moins c’est bien.Si tu  peux ne rien faire, c’est encore mieux. Mais voilà, une vie à buller, c’est pas trop possible. ( Ah contingences matérielles), donc de temps à autre, faut que je me résolve à me secouer le gras.

Mère Nature ( parce qu’on peut dire ce qu’on veut, en général elle , elle bosse, et plutôt pas mal) pour équilibrer ma fainéantise m’a doté d’une vitesse d’exécution des choses et d’une mémoire assez importante. Ce qui m’a permis par exemple de réussir mes études sans bosser ou presque, simplement écouter les cours me suffisait. Sauf en physique-chimie-math,  là, c’est pas un problème de mémoire, mais de compréhension.( on dira ce qu’on veut, mais les maths c’est loin d’être logique…)

Je n’ai jamais eu de grandes ambitions, mais j’ ai toujours trouvé sur mon chemin des gens qui en avait pour moi. Sans mon mentor, je n’aurai même pas tenté de m’inscrire au concours de 1er sommelier de Belgique junior. Et s’il ne m’avait pas mis de permanents coups de pieds au cul, je ne l’aurai jamais remporté. Sans mon homme, qui m’a dit de me lancer dans un blog, je ne l’aurai jamais fait.

C’est pas que j’aime pas travailler, mais j’ai besoin d’être surmotivée pour y parvenir. Une fois la machine lancée, ça roule, mais encore faut il la mettre en branle.

J’ai de la chance, trop de chance peut être. J’aime écrire.Ca vous avez du le constater. Mais je suis très loin d’y passer des heures à fignoler, chercher l’expression exacte, le mot qui va bien. Une idée, j’aligne les mots et puis basta. Je relis, une fois, pour éviter les fautes d’orthographe trop évidentes, puis j’envoie. C’est pour ça que parfois, mes conclusions sont hâtives, voire inexistantes. Il faut que ça se termine. Mais je n’arrive pas à écrire autrement ( faudra vous en contenter)

Je ne serai jamais une besogneuse, de celles qui sont en perpétuelle insatisfaction, veulent toujours remanier. Et j’ai conscience que parfois, mon comportement irrite. J’ai l’air de prendre les choses par dessus la jambe. Ce n’est pas le cas.

Seulement, depuis les années que je fonctionne comme ça, je me rends compte que je ne  vis pas si mal. J’ai mes petites occupations, mes distractions. Je pourrai en faire plus? Pour quoi?

Paresseuse, par essence elle est paresseuse… mais est ce de la paresse, ou trop de quoi ou qu’est ce….

elle s’en fout, elle s’balance, de savoir ce que les autres en pensent

*sid le paresseux, Ice Age

12/09/2008

croyez vous au coup de foudre?

J’ai toujours été sceptique. Le coup de foudre. Déjà rien que le nom ça fait un peu peur non? Je ne suis pas une romantique, les chabada ba da, très peu pour moi.Donc, on ne peut pas dire que je cultive un terreau particulièrement propice à l’éclosion de tels sentiments.

Et pourtant… Je dois témoigner .( j’aurai pu le faire dans Confessions Intimes, mais ça aurait perdu de son charme).J’ai été touchée par la foudre.

Le mercredi 5 Octobre 2005 à 13H14.J’étais crevée, pas belle à voir, les cheveux collants sur ma figure, et je portais un truc informe. Pourtant, il s’en est fichu royalement. On s’est regardé, et on s’est plu. Immédiatement. Irrémédiablement.

Tout de suite, ça a été l’entente parfaite, ou presque. Quelques ajustements quand même furent nécéssaires pour faire cohabiter ces deux inconnus que nous étions.Et c’est ainsi qu’à commencé un étrange ballet ( que n’aurait pas renié Kamel Ouali) fait de regards, de sourires, de peu de mots finalement.

Qu’ai je besoin de lui dire qu’il ne sait déjà? Si l’on parle, c’est pour écouter les mélodies de l’autre, ses souffles, ses rhytmes…

Depuis le début, lui et moi sommes complices, naturellement. Il est tout ce que j’attendais. J’essaie d’être ce qu’il pourrait espérer de moi.

Trop idéaliser, ce n’est jamais bon, bien sûr, mais pourtant. Ses rires, ses joies, son caractère, son humour qui fuse, ses éclairs d’intelligence… Je l’aime.

Même si parfois c’est exigeant, c’est compliqué, avec lui, ça ne l’est jamais vraiment. Avant de se connaitre pour de vrai, les relations que l’on avait étaient paisibles, douces, sereines. Puis ça a continué sur le même mode, il rend simple et limpide tout ce qu’il touche.

Je n’attends rien de lui, que de le savoir exister libre et joyeux, comme il est toujours. Je l’aime

Mon fils

22:47 Écrit par sand dans me, myself and i | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : je l aime a mourir |  Facebook |

10/09/2008

En passant

 

Petite chansonnette

D'une voix fluette

Le tic tac qui résonne

Sentiment de maldonne

Mélopée d'un coeur triste

Au rhytme du soliste

Pourquoi t'ai je perdu?

T'ai je donc jamais eu?

18:13 Écrit par sand dans me, myself and i | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : poesie |  Facebook |

09/09/2008

Pourquoi j'ai mal au crâne, des fois...

n pourait dire que c’est parce que je réfléchis trop ( et qu’accessoirement je suis pas équipée pour…), c’est pas faux.J’ai un gros défaut: il faut toujours que je décode. ( que je déconne aussi, mais ça, c’est une autre histoire, Gérard B, si tu me lis…).

Je n’arrive pas à me contenter des réponses pourtant simples et claires qu’on me fournit. Faut toujours que j’aille plus loin…Que je cherche, que j’interprête. Un truc d’ado typique, mais qui m’est resté. Souvenez vous:

Vous avez 15 ans, du mascara violet, de l’acné, ( en fait tellement de boutons que vous ressemblez à un clafoutis, mais en moins appétissant) et un faible, que vous décrivez dans votre journal intime comme une passion, dévorante et brûlante pour le bellâtre de la classe. Appelons le Alex.

En classe de bio, vous vous appliquez sur votre cahier Clairefontaine violet à dessiner vos initiales sur fond de coeur enflammé, quand: Psssst, hé, toi, t’as une gomme?”

Votre coeur s’emballe. Vous pensez: oh mon dieu, oh mon dieu…” Oui, à ce stade, vous êtes incapable de penser. Mais plus tard, avec votre copine, vous débriefez. Pesez chaque mot.

-”toiil a dit, c’est un peu comme si quelque part, j’étais une sorte d’élue, non?

-Ou bien, c’est p’têt parce qu’il sait pas ton prénom.

- ”une gomme”… c’est un prétexte bidon, pour que je me retourne

-Ou alors il avait vraiment pas de gomme

-Il voulait peut être autre chose, il a pas osé me demander.

Bref, c’est comme ça qu’on se retrouve à envoyer sa copine ( notez la lacheté), parler de nous au bel Alex, et qu’on se rend compte que non seulement on s’est fait des films, mais qu’en plus, elle sort avec, maintenant, cette garce.

A l’âge adulte( c’est quoi au fait, vraiment l’âge adulte), on se dit qu’on est plus matures, que ça ne peut plus nous arriver. Et pourtant.

Quand on demande à Choupinet s’il aime le repas, et qu’il répond: c’est bon. On se demande:

  • s’il le pense vraiment
  • si c’est pas pour se débarasser de nous
  • s’il est juste poli
  • s’il nous aime encore
  • s’il veut pas nous quitter pour une  femme parfaite qui cuisinerait parfaitement la  blanquette de veau
  • s’ il ne veut pas dire: en fait, c’est meilleur chez ma mère

 

S’il nous dit,: au fait, t’as fait quoi, aujourd’hui?

On pense:

  • ça se voit pas?
  • Il croit que je glande, ou bien?
  • c’est quoi, ça, c’est l’inquisition?
  • j’ai une drôle de tête, s’il me demande ça, j’ai des cernes, je suis moche? oh, au secours, il veut me quitter?

 

Pour lui, c’était juste histoire de s’interresser à vous, et vous, ça vous a plongé dans la paranoia la plus complète.

Je vous parle même pas des je t’aime”, ” Moi aussi”

Des ” non chérie, pas ce soir, j’suis crevé”

Des ” j’ai pas envie d’en parler”

Pffffff…. Tout pourrait être si simple si on se posait moins de questions.

Ou pas, finalement?

08/09/2008

Lettre à Zoé

Ma puce,

Bientôt neuf mois que tu nous manque, que tu es là sans l’être vraiment. Jour après jour, heure après heure, minute après minute, seconde après seconde, le temps s’est égrené… Il a imprimé sa marque sur nous, l’hiver froid et pluvieux de ton départ à fait place au printemps, puis à l’été, mais ceux ci n’ont pas réussi à nous réchauffer complètement.

Soleil intermittent, et surtout de l’eau… Des trombes d’eau, qui ont lavé le ciel. Sera t il encore aussi bleu qu’avant ? Je ne fais que l’espérer.

Ton grand frère grandit, s’épanouit… Il est plein de rires, et de facéties. J’aime à penser , en voyant son sourire lumineux, que tu es là, pas loin, et que tu veilles sur lui, comme une petite étoile au milieu de l’immensité.

Ton pére et moi nous efforçons de mener notre vie, de continuer. Sans jamais t’oublier, mais en avançant. Quelle plus belle manière que de donner la vie, à nouveau? Alors, oui, on songe à faire un bébé, on le souhaite du plus profond.

Te remplacer? Jamais, car tu as pris trop de place dans nos vies, malgré le peu de temps passé ensemble. Mais juste deux adultes qui s’aiment, qui veulent encore donner beaucoup d’amour, … Pas tout ce qu’il nous reste, mais tout ce que l’on va créer, pour elle, pour lui. Car le coeur des parents grandit avec les enfants…

J’espère que d’où tu te trouves, tu nous enverras de ta lumière.

Je t’envoie mille baisers ( et encore plus)

Ta maman qui t’aime

20:37 Écrit par sand dans me, myself and i | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : enfant, deuil |  Facebook |

06/09/2008

En couple au boulot.....

Quand mon cher et tendre m’a proposé de venir travailler avec lui, j’ai d’abord sauté de joie, puis j’ai réfléchi. Longuement. Un saut comme ça, on le prépare.

Car si la vie de couple est éprouvante parfois, travailler ensemble relève quelquefois de l’épreuve de force.

Quand j’examinais le positif de la situation, ça donnait ceci:

  • d’abord avantage numéro un, pas de boss! Et pour moi, qui ai souvent eu de petits soucis avec l’autorité, le pied ! ( à moins d’être chef moi même, mais bizarrement, il y a toujours un boss au dessus de soi… nan, pas dans ce sens là, coquines !)
  • numéro deux: du vin, du vin, et encore du vin. Je nage dans mon domaine, j’apprends sans arrêt de nouvelles choses, je me tiens au courant, je goûte…
  • numéro trois: et c’est en rapport direct avec les points précédents, la liberté ! avoir le droit de sélectionner soi même ses produits, de mettre en avant tel ou tel…. bien plus valorisant que de choisir dans un catalogue, ou de n’avoir aucun droit de décision sur l’assortiment!
  • numéro quatre: un emploi du temps qui bien que chargé, reste flexible.
  • numéro cinq: pouvoir garder encore le petit avec nous sans passer par des gardiennes.
  • et puis, j’y ai pensé: chéri sous la main, calins impromptus possible……

Mais, puisqu’il y a toujours un mais, le hic , le seul vraiment valable, c’était de partager mon temps avec l’homme, travailler en collaboration avec lui, sans s’énerver ou provoquer des disputes qui auraient resurgi à la maison, ou l’inverse.

Puisqu’on ne sait jamais avant d’essayer, je me suis tout de même lancée.

et puis…..

ça fait presque trois mois qu’on bosse ensemble, 6 jours sur sept, et ça se passe à merveille. La complicité que l’on a à la maison fait qu’on se comprend à demi mot. Nous avons l’avantage d’être complémentaires, donc personne ne marche sur les plates bandes de l’autre. Le partage du travail s’est fait naturellement. C’est le bonheur….

Enfin, ça pourrait…

Parce qu’il y a un truc auquel je n’avais pas pensé. C’est qu’on n’est pas tous seuls. Ses parents, qui ont crée le commerce et pris leur pension, nous aident encore. Avoir des relations cordiales, voire tout simplement normales avec des beaux parents relève  de l’équilibre diplomatique, alors imaginez ce que cela fait quand on travaille ensemble.

Difficile de s’imposer, d’imposer ses décisions quand c’est face à des gens qui font partie de votre famille. Toujours il vous faut manoeuvrer délicatement pour ne froisser personne, tout en prenant une place en douceur.

Si je fais un bilan de ces trois mois, je dirai que bosser en famille, oui, à condition d’avoir suffisamment foi en son couple , en sa complicité et en sa  complémentarité.

Beaucoup de diplomatie, un sens du tact exarcebé, ….

Et puis surtout , on évite de se défouler à la maison sur les beaux parents s’il y a lieu. On fait du sport, on s’aére…. En même temps, ça permet de trouver un peu de temps à soi, rien qu’à soi.

ps: j’avais entièrement raison pour les 5 premiers points, mais je suis au regret de constater que le point 6….. ben, non en fait……! On travaille….

22:44 Écrit par sand dans me, myself and i | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : couple, boulot |  Facebook |