04/10/2008

Au secours

Au secours sortez moi de là ( z’aurez noté la référence culturelle vachement littéraire), c’est ce que je me dis parfois au boulot. Ne nous méprenons pas, ce travail je l’adore, mais, parce qu’il y a un mais, auquel on pourrait ajouter une majuscule d’ailleurs, y a les clients…

Pas tous, heureusement. Certains sont même de vrais rayons de soleil, polis, charmants, pas difficile.

Ceux dont je veux vous parler sont d’une autre trempe, une espèce probablement hybride, celle des enquiquineurs de magasin. Vous ne les connaissez pas? Portrait robot:

Client A: Une femme, la cinquantaine clinquante, qui manifestement est tombée dans son flacon de Panel N° 5 ce matin. L’air contrarié, elle a l’air de -celle - à -qui-on -ne-la-fait-pas. Elle vous prévient tout de suite: il me faut du bon, c’est pour un connaisseur.( Comme si j’avais que des produits mauvais en rayon. ). La tentation est grande de lui répondre: ” vous savez, j’ai rien de bon “, mais curieusement, pour avoir déjà testé cette vanne une fois, il s’avère que ladite cliente n’a pas l’option sens de l’humour….

Client B: un homme, la soixantaine et la bedaine affirmée. Il tient à vous faire comprendre par son attitude conquérante que vous n’avez qu’à vous écraser. Manque de pot. J’aime pas ça. Mais pas ça du tout. Quand je lui explique gentiment, mais fermement, que non, on ne peut pas accepter un paiement par carte  pour une si petite somme, en raison des frais. Il me rétorque, méprisant. ” Z’êtes qui vous d’abord? Allez me chercher monsieur.”

Calmement, je réplique:” je suis la patronne, et vous?”

Mouché!

Client C: Une dame , jeune encore, qui cherche à offrir un cadeau. Je lui conseille un vin, et là, moment sublime, elle se tourne vers mon cher mari et collègue: ” Vous qui vous y connaissez, qu’en pensez vous”

Aaaaaargh! Je vais étouffer ma rage dans le bureau.

Client D:Dites, c’est pas pour dire, mais votre vin , il est périmé, il est marqué 2003 dessus “…. Sans commentaire.

Client E: ” je suis hyper pressé, pouvez pas aller plus vite? ” Non, et il y a déjà trois personnes devant vous. La file on la respecte, merci

Et puis, aussi, il y a tous ceux  avec qui je partage quelques mots, ceux qui ne se contentent pas d’être juste polis, mais sont contents que vous leur ayé accordé du temps, ce grand brun sexy qui vient chercher régulièrement ses petites affaires et au si beau sourire, les gosses avec leurs petits sous qui viennent s’acheter des bonbons et dont les sourires de gourmandises me font du bien….

C’est pas si mal, finalement.

30/09/2008

l'excuse du second degré

Il  y a des mots comme ça, derrière lesquels on se réfugie, on se camoufle. Des mots qu’on utilise à bon escient ou pas, de ces mots dont les définitions changent à chaque personne qui les utilise.

Le second degré, le fameux, c’est quoi au fait? Il ne suffit pas de dire quelque chose qu’on ne pense pas, mais encore de le faire sentir aussi, en utilisant l’exagération ou l’antiphrase. C’est une forme d’humour, qui, comme toutes les formes d’humour, est fragile et ne souffre pas de l’approximation.

C’est pour ça qu’il est si difficile à manier. Ecrire un texte, même en le désirant de toutes ses forces second degré, ne suffit pas, … Il est impératif qu’il soit perceptible et compréhensible par le plus grand nombre. Se poser des questions sur le second degré éventuel d’un texte, c’est lui nier la possibilité d’en avoir justement.

Tout le monde n’est pas capable de s’en servir, et parfois il faut l’accepter, d’autant qu’avec certains sujets, c’est plutôt délicat. On aurait vite fait de vous traiter de snob, ou pire de raciste, pour une blague mal perçue, même si vos intentions de départs sont plus que louables.

Si je voulais faire du second degré, je pourrais vous dire que je me fiche totalement de vos avis et que je n’en ai cure si on ne me lit pas.

Un autre mot à manipuler avec précaution, c’est l’ironie. Où comment se faire détester parfois alors qu’on voulait juste être drôle. Parce que l’ironie poursuit un peu les mêmes buts que le second degré, faire réagir en opposant des vues complètement différentes de ce que l’on pense. Ce qu’elle posséde peut être en plus, c’est cette notion de critique, que le second degré possède moins…

Dans le but de faire réagir, on dit ou on s’autorise à dire des horreurs. Encore une fois tout l’art est dans la finesse du pouvoir de suggestion. Parce qu’une remarque ironique mal placée pourra vous occasionner moultes désagréments.

Elle utilise l’antiphrase, l’exagération, ( ou hyperbole), la parodie…

Je suis allée au MC…..o, c’était un grand moment de gastronomie.

Les chansons  de Christophe Maé, c’est quand même des bijoux littéraires.

Pourquoi je vous parle de ça?

Parce que de plus en plus, on veut les pratiquer, on s’en réclame, parfois on se cache derrière, on tente des sorties parfois nauséabondes, puis si ça ne marche pas, on tient l’excuse toute prête: ” c’est du second degré”, ” c’est de l’ironie”… ben tiens !

Du moment qu’ils sont mis en doute ce n’en est plus. N’oubliez pas, les paroles s’envolent, les écrits restent( même s’ils ne traduisent pas notre pensée), ils sont là, des armes qui pourraient bien nous revenir en pleine face un jour ou l’autre.

A bon entendeur…

08:15 Écrit par sand dans me, myself and i | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : je dis crotte |  Facebook |

29/09/2008

la loose !

En vacances, c'est bien connu, tout est permis, même de porter ces jolis talons que, non décidément, on ne porte jamais pendant l'année... Alors dans un élan d' enthousiasme , on se décide à les enfiler. Robette qui va bien, peau bronzée, seins projetés fièrement en avant, mollets galbés, bref une femme sûre de son pouvoir de séduction est née.

Ladite femme , d'un pas altier et sauvagement sexy, se rend alors au bar... No problem, bon c'est vrai, c'est pas super confort, mais l'homme apprécie visiblement et rien que pour ça, ça vaut le coup. Nous voici donc installé au bar, commandant un de ces jolis cocktails avec parasol fluo, et tout va bien. En prime, il est bien plus pratique et élégant de s'asseoir sur un tabouret avec 10 cm de plus... nous devisons,fort agréablement.... Je me sens belle, sexy et infiniment désirable...

Puis pour un motif que je n'expliquerais pas dans le détail ici, mais que vous comprendrez aisément après les quelques cocktails, il me faut me lever, fastoche suis déjà presque debout et avancer vaillamment vers le saint graal, ...

Et là, enfer et damnation, une marche de 10 cm est venue pousser là subrepticement pendant que j'étais au bar, sans me prévenir... Evidemment mes pieds perdent leurs repères, ce qui a pour effet immédiat de me faire plonger en avant et dans un effort désespéré, d'attraper la clenche de la porte pour un sauvetage digne d'alerte à malibu. Las, la distance est mal calculée et je tombe, ou plutôt je me vautre littéralement sur mon pouce gauche.

Tous les regards se tournent vers moi, j'essaie de me relever dans la dignité, mais va rester digne avec un talon cassé . Un grand sourire s'affiche sur ma figure, garder bonne figure, du moins essayer.... Mon pauvre pouce est bleu shtroumph, et doublé de volume.... ça n'est plus au top de la glam, tout à coup...

La seule solution, la fuite en crabe, et un grand moment de solitude en perspective.

Bilan: un talon et un pouce cassé, et un potentiel sexyness réduit pour un moment.

Moralité: talon ou boisson faut choisir, on ne sait jamais qd un obstacle aura décidé de vous barrer le chemin

27/09/2008

un bout de moi

J’aime me lever la première, me faire un café, noir, brûlant, sortir et le boire dehors, quand il fait doux. J’aime penser que je vais aller bosser avec l’homme. Je n’aime pas les cinq minutes qui suivent où je me rappelle qu’au boulot y a aussi ma belle mère.

J’aime glisser mon visage dans le cou de mon fils, quand il est tout chaud de sommeil. J’aime quand à demi éveillé, il me tend les bras pour me faire un câlin. Je n’aime pas  penser que bientôt tout ça ce sera des souvenirs, et qu’il ne voudra plus de ces instants là, alors je ferme les yeux.

J’aime marcher pieds nus dans l’herbe, sentir les brins  entre mes orteils, la fraicheur. Je n’aime pas quand il y a ces vicieuses de fourmis rouges, ou que le sol est trop froid.

J’aime le mois de Septembre, parce que c’est bientôt l’automne, le retour des pulls doudous, des bottes, des feuilles qui tombent, de leurs  couleurs flamboyantes. Je n’aime pas quand le soleil qu’on n’a pas vu de tout l’été, s’invite alors que j’étais si contente de porter bottes et collants. Je n’aime pas septembre parce que c’est le mois de mon anniversaire.

J’aime déguster un bon vin, qu’importe sa couleur, partager ce plaisir, avec l’homme, ou des amis. J’aime voir pétiller leurs yeux, s’animer les conversations, voir les verres qui se remplissent. Je n’aime pas être déçue par une bouteille bouchonnée, ou un vin qui manque de caractère.

J’aime vieillir. J’aime savoir par quoi je suis passée et que tout ça m’a rendue plus forte. Je n’aime pas l’idée que je vais mourir un jour. Pour quoi faire ?

J’aime essayer de faire un autre bébé. Je n’aime pas me rendre compte mois après mois qu’on n’y est pas encore. Mais j’aime réessayer.

J’aime aller chercher mon fils à l’école, à pied. J’aime qu’il soit dans une petite école de village, avec un jardin. Je n’aime pas l’idée que peut être cette école va fermer, faute d’élèves.

J’aime mon boulot, j’aime conseiller les gens, les aider à choisir. Je n’aime pas ceux qui me prennent de haut, parce que je suis une femme, et demandent à être servi par mon mari.

J’aime me balader dans les vignes. J’aime sentir la terre entre mes doigts. J’aime me promener dans les cuveries, dans les chais. J’aime savoir comment on fait les vins. J’aime rencontrer les gens qui sont derrière. J’aime rêver qu’un jour, moi aussi j’en ferai. Je n’aime pas chiffrer  ce rêve là.

J’aime chanter dans le tuyau d’aspirateur, j’aime improviser une danse avec le monstre, j’aime écouter Indochine en faisant la vaisselle. Je n’aime pas casser des assiettes parce que trop emportée par le rythme.

J’aime être mère. Je n’aime pas ma mère.

J’aime découvrir, lire, m’émouvoir. J’aime imaginer les gens qui se cachent derrière ces mots. Je n’aime pas arriver à la dernière page du livre, puis le fermer.

J’aime le début des histoires, je m’en délecte.

Je n’aime pas le mot : fin.

08:30 Écrit par sand dans me, myself and i | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : gem gempa |  Facebook |

25/09/2008

Le jeu de la vérité

On passe nos vies à réinventer la vérité. Pas à mentir ,non. Vous allez voir que la différence est grande. On réaménage, on peaufine, on se convainc que. Pour ne pas blesser, parce que c’est comme ça, parce qu’on ne veut pas porter le poids de la remise en cause de Vérités généralement admises.

C’est presque obligatoire. Difficile d’y échapper, de louvoyer, de prendre des chemins de traverses.

Passons au exemples pratiques:

Exemple 1:Vous rendez visite à la maternité, votre copine par ailleurs très sympa, a réussi à mettre au monde un étrange bambin, mix improbable entre un gremlins et Chucky ( si si, c’est possible).

La vérité généralement admise: tous les enfants sont mignons.

Pourtant, vous le constatez, ce n’est pas vrai, non y a quelqu’un qui s’est planté là. Seulement, balancer à votre cop’s en pleine dégringolade d’hormones, et bientôt de poitrine,

il est affreux ce mouflet, tu vas le donner j’espère?

ça risque de passer moyen…

Alors soit vous tentez le :

mais il ressemble à qui?

 un peu au hasard, en priant pour qu’on ne percoive pas l’ironie dans votre question.

Ou vous hochez la tête silencieusement, d’un air pénètré. Option la plus sûre.

Exemple 2: Votre chéri vient de faire l’aquisition d’une nouvelle veste. Il trouve qu’elle le rajeunit. Effectivement, les motifs à carreaux vous rappelent vos années d’école élémentaire. Celles où vous galériez dans votre jupe tartan plissée, et votre sous pull col roulé en acrylique ( oui, celui qui faisait les cheveux tout électriques quand on l’enlevait).

La Vérité généralement admise: le carreau, c’est toujours chic.

Mais là, en fait, non. Ca fait juste moche. Comme vous ne pouvez décemment pas balancer à votre Jules

” M’enfin, t’as l’air d’un blaireau dépressif”,

 vous avez le choix.

Soit, vous vous taisez, en éspérant qu’une bonne âme à la grande gueule lui dise à votre place.

Soit, vous tentez le

oh, chéri, tu es si chic. Avoue que ce serait dommage de porter cette veste tous les jours, tu risquerais de l’abimer. Réserve la plutôt aux grandes occasions.”

Maintenant, quand ladite occasion se présentera, il vous faudra trouver autre chose….

Exemple 3: Un petit morveux vous dit:

 ” madame, pourquoi t’es vieille?”

La vérité Généralement admise: la vérité sort de la bouche des enfants.

Détrompez vous. De la bouche d’un enfant peut sortir des tas de choses peu ragoutantes ( bave, vieux chewing gum, bout de lacet, caillou….) mais la vérité faut voir….

Balancer à ce  gnome:

et toi, pourquoi t’es un tudju de  sale gosse?

vous fera irrémédiablement excommunier de la communauté des parents respectables.

Donc, vous pouvez au choix: vous taire et l’ignorer, mais ds ce cas, il faudra vous attendre à une salve de questions jusqu’à ce que vous capituliez, énervée… C’est prendre de gros risques.

Ou bien, vous pouvez dire

 ” c’est parce que moi, je fais pas du Botox comme ta maman

. C’est sa mère qu’il inondera de questions, et si par malheur celle ci vous demandait des comptes, vous pourrez toujours prétexter que vous n’avez jamais dit ça, mais bien de la détox . ( de peau).

Ces petits arrangements, on les fait tous les jours sans même plus s’en rendre compte. On vous dit :

 ” Bonjour ça va ?

et vous répondez :

oui, et toi “.

Même si votre chat vient de mourir, que votre voiture est encore au garage pour la quatrième fois ce mois ci et qu’on est que le 5, que vous avez la migraine.

Vous ne sortez pas de la Vérité généralement admise.

Mais imaginez un instant que pour une journée, vous envoyiez valser tout ça…. Vous visualisez un peu le bordel ?

13:59 Écrit par sand dans me, myself and i | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : mensonges, verites |  Facebook |

24/09/2008

Haro sur les rondes

On dira de moi, pour être polie, voire carrément flagorneuse, que je suis plantureuse. Plus prosaiquement et objectivement, je suis grosse. Je n'en fait ni une fierté,ni un complexe. Ma prise de poids dépend à la fois de facteurs psy et endocriniens, bref c'est un problème complexe pour ceux qui veulent l'envisager comme tel.

Parce que pour moi, je vous rassure, tout de suite, tout va bien. Je me sens d'ailleurs paradoxalement mieux dans ma peau que quand je pesais cinquante kilos. Plus sûre de moi, plus féminine, plus drôle. Les changements de mon image corporelle ont coincidés avec un épanouissement psychologique, ce qui explique surement en grande partie, que pour moi, mes formes sont acceptées, avec le sourire.

Tout le monde n'envisage pas les choses aussi sereinement, et je comprends bien celles qui se battent, faisant régimes sur régimes, s'affamant, et s'offrant au final une image d'elle même chancelante. " Tu ne seras jamais assez mince, assez jolie".

Tout nous pousse à être mince. On nous bombarde de mannequins à la limite de l'anorexie ( faut il encore rappeler qu'il s'agit d'une maladie), de messages plus ou moins subliminaux qui nous font culpabiliser sur notre graisse, notre cellulite, nos kilos, comme autant de boulets à trainer et qui empecheraient toute vie sociale.

Mais le plus pernicieux de l'histoire, c'est les fameux "magasins de vetements pour femmes rondes".

" mais oui, ça existe, il taillent du 42 au 60 voire au delà, c'est génial ça, non?"

Ce qu'on oublie de nous mentionner, c'est que sur le catalague, les filles qui présentent ces fringues destinées aux rondes, elles font royal un 40, voire un 42, dans le meilleur des cas. Comment on peut se rendre compte réellement du tombé d'une veste, ou de l'allure rendue par une robe, sur une fille qui selon nos mensurations est considérée comme mince?

Je vous assure que c'est pas pareil du tout. On épargnerait bien des désillusions et des crises de larmes en cabines d'essayages si l'on employait des mannequins dont les formes correspondraient à ces fringues là.

Je ne suis pas une férue de mode, je n'épluche pas les dernières tendances, mais je revendique juste le droit d'être féminine, ( et oserais je sexy) avec des habits qui me vont, et dont je peux me faire une opinion juste.

Pourquoi est ce que la minceur nous poursuit partout? Ne serait ce pas un peu hypocrite de nous faire miroiter la chance qui nous est donnée de bénéficier de lignes spéciales rondes, mais à travers le prisme de filles qui ne nous réprésentent guère?

Je vous laisse méditer....

14:37 Écrit par sand dans me, myself and i | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : coup de gueule, ronde |  Facebook |

22/09/2008

Faites des gosses, qu'ils disaient

“faites des gosses, c’est formidable, votre vie en est bouleversée, et alors? ça le vaut bien…”

C’est vrai que depuis que je suis entrée au club des pondeuses, y a des trucs qui ont changés et d’autres pas tant que ça.

Genre, quand je respire le calme des nuits à la campagne à 4 h du matin, c’est plus parce que je rentre de soirée, mais plutôt parce que j’ai entendu du bruit dans la chambre du loulou. l’idée est la même: goûter au silence, le bruissement d’ailes d’un oiseau de nuit, les étoiles scintillantes. C’est juste le déclencheur qui change un peu.

Aussi, je regarde toujours des dessins animés, ( Batman, c’est le plus fort!), ce qui change c’est que maintenant, j’ai des discussions passionnantes avec un petit lutin qui me soutient que Spiderman, il est quand même beaucoup mieux,.. Je connais les génériques de plein de dessins animés inconnus jusqu’àlors. ( Dora Yes we dit it, Mandarine and Co la meu meuh, Didou di di dou, ….) Je suis devenue incollable , et je prends qui veut au blind test, quand il veut. J’vais vous écraser!

J’ai un alibi génial pour acheter des fringues, tout le temps. Bon, d’accord, ça marche un peu moins pour moi, mais pour le monstre, suffit de dire: “pfff, il grandit, hein?”. et hop, virée shopping. Surtout qu’on fait des trucs géniaux pour les p’tits mecs.

Je fais des gateaux, des crèpes, du riz au lait, et tout ça, je suis plus obligée de le finir, en me disant que sinon, ça va se perdre. J’ai deux petites mains qui viennent farfouiller dans la farine, qui cassent les oeufs, qui mesurent le beurre. Et puis on partage la pate crue laissée au fond des plats…

Je chante. Comme le barde d’Astérix. Et je m’en tape. Parce que lui, ce qu’il veut, c’est que je lui chante encore une fois ” là haut sur la montagne“, ou ” Ne pleure pas Jeannette”. On fait des jeux: je chante une chanson, puis je m’interromps, à lui de trouver le mot qui manque. Pour Pirouette Cacahouète, au moment où j’ai chanté,” il s’est cassé”…. J’ai eu droit à un magnifique ” la figure”. Pure logique.

Je lis. Des contes, des petites nouvelles, des histoires marrantes ou tristes, et je vois ses petits yeux briller, et ses lèvres former le mot: encore !

Je mets de la musique à fond et je danse. Le rhytme, la batterie, le rock, ont sur lui et moi, le même effet. Sourire épanoui, et chorés endiablées. Ca fait un bien fou.

Ce qui a vraiment changé….

Je crois que c’est ces petits mots, prononcés tout à l’heure, par une toute petite voix….

Je t’aime maman

( moi aussi, je t’aime mon coeur)