31/07/2008

Décalée?

J’ai 26 ans, je suis en couple depuis, oh…. des lustres, des beaux lustres hein, scintillants et tout et tout, mais disons que l’homme et moi, on est comme qui dirait collés depuis assez longtemps.

On est tellement contents d’être collés, qu’on s’est même reproduits, dis donc, et depuis on a un adorable petit morpion , preuve vivante de notre union indestructible ( je l’ose celui là, ou pas? ), du moins solide.

Alors qu’est ce qui ne va pas, à l’heure où les filles de mon âge, la plupart célibataires assumées ou non, en recherche de nid douillet ou non, et éventuellement du mâle qui saura leur donner des oisillons ou pas. … J’ai tout ce que je voulais: un job sympa, un mec bien et amoureux, un mouflet que j’adore…

Qu’est ce qui cloche chez moi alors?

Je me pose des questions sur ma normalité. En effet, là où tous les magasines ne parlent que de lui, l’encensent, en font un compagnon presque indispensable, où mes copines me vantent sa fiabilité, sa disponibilité, ses performances, je n’ai pas envie de lui.

Lui et ses fonctions toutes plus inventives les unes que les autres, ses looks qui vont de l’improbable au kitsh, en passant par le franchement moche, mais en tous cas, jamais beau. Vous me direz qu’il n’est pas fait pour ça, qu’il a d’autres qualités, qu’il est infatigable si on lui donne du carburant, qu’il ne craint pas grand chose, même pas l’eau.

Et bien, non…. ça ne me dit rien. Peut être parce que mon imagination est débordante, peut être parce que les choses sont bien, voire très bien comme ça.

Peut être aussi parce que c’est sa mécanique que je n’aime pas. Lui, c’est un automate, obéissant, asservi, il n’a jamais la migraine, il n’a pas de soucis de boulot, il n’a pas une mère envahissante.

Mais lui, il ne fait pas battre mon coeur quand je le vois, sa peau ne me procure pas de frissons à sa simple vue, lui il n’est pas ………………………… Lui !

Ps: ceci n'est en aucun cas une critique dudit objet ou de son utilité, juste mon ressenti par rapport à ça.

15:09 Écrit par sand dans Amour | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : amour, sextoy |  Facebook |

Secret story et haute voltige !(3)

Je sais que ça vous plait, et puis que vous en sortez grandis, plus cultivés et heureux. Oui, merci moi, mais surtout eux...

Sam:" matthias, il a deux pieds gauches"

réflexion numéro un: ça doit pas être pratique pour marcher

réflexion numéro deux: et pour les chaussures , il fait comment?

réflexion numéro trois: ce serait pas plutôt deux mains gauches? bon, je veux bien, il est kick boxeur, tout ça, mais....

alex: nominée: " toutes façons, j'ai pas peur, t'as vu comme je suis foutue, par rapport aux autres y a pas photo, et puis je suis tout le temps à poil, et ça, le public le voit!

c'est clair, la fesse ça fait vendre! Elle a tout compris la miss....

laurent: "moi, je n'attends que de sortir pour pouvoir faire mon duo avec Francis Lalanne"

Ce garçon a de l'ambition, des rêves, et ça c'est merveilleux. Et puis quel plus grand aboutissement pour un apprenti chanteur que de chanter avec l'homme aux cuissardes et catogan. Reste à savoir si Francis voudra de lui....

 

13:19 Écrit par sand dans n'importe quoi | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : humour, perles |  Facebook |

30/07/2008

je déteste les anniversaires

 

  Je déteste les anniversaires...enfin, pas tous, seulement les miens. Ca m'énerve, vous pouvez même pas deviner comment.

Déjà, le jour de son anniversaire, on doit, c'est une obligation contractuelle de jour spécial, se lever de bonne humeur. Déjà le reste de l'année, c'est pas gagné, vu que le premier pied qui darde ses orteils hors de la couette, c'est souvent le gauche! Alors pensez, rien que le fait de devoir, ça me fout en rogne.

Faut être aussi en parfaite santé, parce que la journée d'anniversaire ça peut être drôlement long, et si une migraine venait à pointer le bout de son nez pointu, on vous accuserait immédiatemment de ne pas être drôle.

Pour peu que vous viviez avec un fou des célébrations en tout genre , vous devez vous attendre à ce que dès le matin, les attentions défilent. Le petit dèj au lit, vous y aurez droit, et aux miettes qui s'incrustent, au café renversé, aux tartines où décidément il y a trop de beurre et pas assez de confiture, et en plus vous, vous la préférez aux abricots la confiote, pas aux fraises.

Vous n'échapperez pas non plus aux cadeaux, de la famille, que vous êtes obligé de remercier avec un sourire s'efforcant de ne pas être forcé,parce que quand même, vous ne pouvez décemment pas renier toute votre famille parce qu'un a eu la superbe idée de vous offrir des mouchoirs. Le superbe vase de belle maman aux couleurs flashy, et il faut bien le dire, moche, vous serez obligée non seulement de le garder, mais en plus de l'exposer à un endroit de passage, si possible. Sinon, incident diplomatique en vue. " Et il est où mon vase? " " Dans les chiottes, je trouvai que c'était approprié" est une réponse qui devrait ajouter moults mauvais points à votre liste déjà longue de méfaits imaginaires ou réels. Si les cadeaux viennent des gens moins proches, la tentation est grande de les revendre sur ebay, prenez garde malheureux !  Vous savez le nombre de gens qui ont internet, ?

Et puis, le gateau, celui où bien évidemment, il y a trop de crème, de beurre, qui ressemble  à un hybride caloriquo romantico sucré  sorti de l'imagination de batrbara cartland, celui qui à chaque bouchée contient environ dix mille calories, celui que vous pouvez à peine regarder, encore moins avaler.... Et pourtant, il faudra, quitte à s'écoeurer, sous les regards attendris de toute votre petite famille, qui attend votre approbation et vos remerciements émus.

Sans compter que sur cette espèce d'arme de destruction massive, trônent les indécrottables bougies, celles qui déjà marquent le fait que vous venez de vous prendre un an dans la gueule et qui avec leurs petites loupiotes sournoises, vous toisent en rigolant: " l'année prochaine, on sera une de plus, gniark gniark!"

 

Je déteste les anniversaires !

14:35 Écrit par sand dans me, myself and i | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : anniversaire, humour, raleuse |  Facebook |

29/07/2008

reprise, oui ou crotte? (2)

 

 

 

 

  La première, on l'a entendue, réentendue, décortiquée... Une excellente Amy Winehouse, et une super chanson. On se la remet dans les oreilles?  

 

 

 Et puis, un jour, l'alliance d'une nouvelle star bizarre et d'un groupe clermontois , et ça donne ça:

 

 

alors, vous en pensez quoi?

17:55 Écrit par sand dans Musique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : cocoon, julien dore, amy winehouse, rehab |  Facebook |

Pourquoi je suis une vieille rombière...

Et oui, c’est officiel, je suis maintenant une vieille, décatie, usée par les ans, out, dépassée, hors sujet…. En tous cas, c’est une impression qui se densifie au fur et à mesure, qui prends corps et me renvoie à mon miroir.

Bon, comme ça, ça ne se voit pas trop, dieu merci, les ravages physiques du temps n’ont pas encore ( trop ) fait leur oeuvre, mais il y a comme un hic ( pour paraphraser une célèbre chanteuse à texte) quand même. Des petites choses qui me font penser que j’ai définitivement traversé la barrière : certes la mode tecktonik m’est complètement passée au dessus du mulet, passons. Les mangas n’ont pas eu d’effet sur moi, et je n’y comprends absolument rien d’ailleurs, je m’en fous.

Mais ce qui me choque le plus, c’est la musique. Oh, pas la musique en soi mais bien le rapport que l’on peut entretenir avec elle.

Pour moi, ça a toujours tenu d’une sorte de rapport amoureux. D’abord, on se laisse charmer par l’objet, le CD, on le touche, le prend en main, on le soupèse , on l’examine. Va t il répondre à nos attentes ? Parfois, la magie est là à la première écoute, ensorcelante, fusionnelle et c’est le bonheur. Quelquefois, elle ne se laisse pas apprivoiser ainsi, il lui faut du temps, de la patience et puis, enfin,elle se livre, entière, puissante, fascinante. Certains albums que j’adore ont mis du temps à s’insinuer en moi, mais maintenant leur joug est si puissant que j’aurai du mal à m’en défaire. et c’est bien là une partie du problème.

D’abord, un album s’écoute en entier, dans sa globalité et c’est ainsi que l’on peut se faire une vraie idée de la démarche musicale du chanteur ou du groupe. A mon sens, c’est seulement après que l’on peut juger du j’aime- j’aime pas. Et apparemment, c’est de moins en moins le cas. J’ai entendu à la radio qu’une étude récente démontrait que sur internet, on écoute en moyenne un morceau 20 sec, guère plus à la radio. Puis on zappe, à la recherche d’autres sons, d’autres émotions…

Sachant cela, n’est il pas aisé de comprendre à quel point la musique pourrait devenir formatée, easy listening, et surtout très accrocheuse dès le début. un ” Bohemian rhapsody” aurait il sa place dans ce monde là ? La musique et le sexe, même combat, speed dating pour tout le monde et malheur à celui qui tente une séduction plus subtile.

J’aime profondément la musique, intrinsèquement, chez moi, elle est un besoin absolu et viscéral… Je ne comprendrai jamais qu’on puisse la réduire à cette consumérisation, préférant le gros son commercial et rentre dedans, un peu comme certains “vins de pute”, éclatants d’arômes, qui vous pètent au nez et qui mettent ko tous les autres mais dont il est impossible de boire plus d’une gorgée.

Alors voilà, je suis peut-être en dehors du train, je suis restée sur le bas côté et alors ?

Vieille rombière je suis , vieille rombière je resterai…
Sur ce, je vais aller tranquillement finir d’aller écouter “ok computer”, parce qu’il y a des moments musicaux qui valent la peine de se taire et d’é.c.o.u.t.e.r !!!

13:10 Écrit par sand dans Musique | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : musique, humour, coup de gueule |  Facebook |

28/07/2008

Rock, baby... yeah !

Le rock, c'est au biberon que ça s'apprend, m'sieurs dames !

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Premier festival, plein de choses à voir, à écouter, impressions?  impressionné !

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14:51 Écrit par sand dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : festival, rock, zik, ugo |  Facebook |

27/07/2008

Goodbye Zoé

On est Samedi soir… Les nausées sont enfin un mauvais souvenir, son ventre s’arrondit (les filles du yoga le lui ont bien fait remarquer mardi, on ne voyait que son rond bedon), elle est  fatiguée en tenue hyper sexy (ben oui, le jogging mou du samedi, celui qui est si confort), elle et lui s’appretent à passer une soirée tranquille. Ils se sont bien passés finalement ces 5 premiers mois de grossesse…

A part que depuis quelques jours, elle a  de petites douleurs au ventre, oh rien de très grave, juste quelques tiraillements… Confortablement installée devant les Enfants de la Télé, Loulou à côté, tout va bien… Soudain, elle  rit et là, elle  sent entre ses jambes quelque chose qui coule, juste un peu, elle  monte se changer en se répétant que c’est sûrement rien. Et ça recommence…

Son coeur bat à tout rompre, elle appelle son homme qui ni une ni deux veut l’emmener à l’hôpital, appelle ses parents pour garder le petit bout et c’est parti. On fonce vers l’hôpital, lui reste silencieux, elle a  besoin de parler pour se rassurer. Il jure que ce n’est rien, non, surement pas grand chose, ne t’inquiètes pas. Elle  joue le jeu, le sentant à deux doigts de craquer et elle  fait comme si tout allait bien. Sauf que tout ne va pas bien. Elle  le sait, elle  le sent.

Comme elle a su qu'elle était  enceinte alors qu'elle avait un stérilet, le bébé surprise, celui qu’on n’attendait pas, celui qui s’est accroché malgré tout à la vie, à elle. Arrivés, on les installe dans la salle d’examen, une jeune interne fait un premier examen, ne leur  dit rien, appelle sa chef. Elle arrive, très froide, très pro, elle leur  fait un peu peur car ils  savent  que si mauvaise nouvelle il y a, c’est par sa bouche qu'ils  l’apprendraient. Comme elle la  déteste déjà ! Après les examens, elle se décide à parler : “vous avez une rupture de la poche des eaux, on ne sait pas pour l’instant à quoi c’est du, mais on cherche, c’est probablement une infection”. Une infection ? Alors elle pose des questions : est-ce irrémédiable, est-ce qu’on peut espérer quelque chose ? Le bébé est bien trop petit pour survivre à une sortie si précoce, tous les arguments scientifiques lui pètent à la figure…

Elle a  compris, son bébé va mourir. L’homme, son homme, si solide et fort d’habitude est sonné. Elle  doit lui répéter pour qu’il comprenne. Elle  ne pleure pas, elle  ne crie pas, elle  suis calme, surtout ne pas craquer ou elle  ne sait pas si elle s'arrêtera. On les conduit dans une chambre et les choses se précipitent.

Les résultats d’analyses sont clairs et tombent : il faut que le bébé sorte au plus vite, sans quoi elle est en danger. On lui dit : “c’est comme un abscès dans votre utérus” et c’est de son bébé dont on parle. Elle  vomit, partout, toute la rage, l’impuissance, la colère, tout sort d'elle  par cette vomissure…Et c’est parti pour la longue nuit. A ce stade, pas d’autre solution qu’un accouchement qu’il faudra bien provoquer. Ses yeux sont secs, elle  ne sent même pas la douleur des contractions qui arrivent pourtant. C’est long, horriblement long… Le temps se traine, elle  fixe le plafond, se refait le film.

Qu’est-ce qu'elle a manqué, qu’est-ce qu'elle aurait du faire ou pas. Lui est défait, ne sais pas quoi dire pour la  rassurer, elle  est si triste de le voir dans cet état que elle essaie de le rassurer. "Tu sais, je n’ai pas trop mal, si ça arrive, c’est que ça devait être, on en a déjà un de petit bout merveilleux et en bonne santé qui plus est…" On vient leur parler d’enterrement pour le bébé, leur  demander s'ils veulent  le voir, le prendre dans les bras, l’avoir en photo.Tant de questions difficiles à la fois, qui se bousculent dans leurs  têtes. Les infirmières sont aux petits soins, on sent qu’elles aussi ça leur fait quelque chose…

Le temps coule, lentement, les formalités administratives se remplissent puis soudain, une grande contraction, et le bébé sort de son ventre. Cette chose molle qui fait un bruit sourd en tombant sur la table d’accouchement, c’est sa fille, c’est Zoé, celle qu'elle  n’habillera jamais de robes fleuries, celle qui ne lui dira jamais maman, celle qu'elle  ne verra jamais grandir. Maintenant reste le placenta et le stérilet qu’il faut retrouver. Pas de stérilet, nulle part. On ne le retrouve pas. On l’emmène illico pour un abdomen à blanc après lui avoir expliqué que s’il n’a pas été expulsé, il faudra l’endormir pour l’enlever. Foutez lui  la paix…Heureusement, il était parti. Elle  rentre dans sa chambre, elle est blanche, froide, elle  ne veut voir personne. Et là, elle  pleure, longtemps, un temps infini…

21:41 Écrit par sand | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : enfant, deuil, grossesse |  Facebook |