03/10/2008

Bon anniversaire !

Je te regarde. Tu es là, tu joues insousciant. Dire que dans quelques jours, tu auras un an de plus. A ton âge, c’est un pas de géants, tu sais ceux des contes, de ceux qui parcourent des lieues sans fatigue ni effort.

Je repense à tous ces moments, tes premières fois: premier allaitement, première couche. Je ris en revoyant la tête de ton papa quand tu l’as arrosé… La mine dépitée de ce grand homme devant un si petit bonhomme.

Je repense aux moments à la maternité, où sous prétexte de me laisser me reposer, il te tenait bien au chaud contre sa poitrine, des heures immobiles.

J’entends encore tes pleurs dans la nuit, les berceuses que je te chantais inlassablement, pour que tu t’endormes.

Je revis ces heures du petit matin, où tu venais nous retrouver dans la chaleur des draps, où on se serrait les uns contre les autres, dans un calin qui pour nous était le plus grand trésor du monde.

Je sèche tes larmes des premières chutes, je soigne tes bobos, je te console.

Je me rappele, sourire aux lèvres de tes panades, celles que j’aurai bien voulu finir, mais dont tu ne me laissais pas grand chose.

J’ai une grande bouffée d’émotion en revoyant tes premiers sourires, tes premiers pas, tes premiers exploits, en entendant tes premiers mots…

Je me rappele de tes premières dents, celle qui te faisait souffrir, et dont j’essayais d’atténuer la douleur de la poussée.

Je revois ton regard si fier quand tu t’es habillé seul la première fois, quand tu as franchi les portes de l’école, quand tu as réussi à casser un  oeuf sans en briser la coquille.

Toutes ces premières fois, merveilleuses, douloureuses, agréables, difficiles, heureuses, …

Je ne veux pas regarder en arrière, mais me tourner vers l’avenir, que j’espère empli pour toi de sérénité, de douceur et de force.

Tu fais toute ma joie, mon admiration, ma fierté, mon amour.

Je veux encore voir briller longtemps dans tes yeux cette lueur si particulière, celle de l’enfance, du partage, des cailloux qu’on lance dans la rivière, des goûters improvisés, des jeux au  grand air.

Je te souhaite un très joyeux troisième anniversaire, mon chéri, et je n’oublie pas ton papa, qui lui aussi gagne une autre année , le même jour que toi.

Pour toute la force qu’il m’a donnée, pour les reves qu’il m’a poussé à accomplir, pour sa fragilité, pour sa stabilité, pour ses qualités de coeur et sa loyauté, je le remercie.

Je vous aime, mon petit et mon grand homme.

08:15 Écrit par sand dans Amour | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : mes amours |  Facebook |

19/09/2008

le mec idéal

Je suis pas difficile, mais j’ai quelques exigences. Par exemple, j’aime pas qu’on me suremballe la marchandise. Surtout en matière de mecs. Les jolis noeuds, les flonflons, les papiers de soies qui bruissent, très peu pour moi. J’aime pas quand ça brille trop, j’ai trop peur qu’en grattant un peu à la surface le vernis s’écaille.

Alors tous ces mecs trop beaux, parfaitement épilés, lisses, sans rien qui dépasse, ça me laisse froide. C’est un peu comme ces morceaux de viande chez le boucher. Rouge à un point que c’en est suspect. Qu’est ce qu’on a injecté dedans pour que ce soit si brillant?

Surement rien de très ragoûtant.

J’ai jamais aimé jouer à la poupée. Parce qu’elles sont toutes pareilles, elles ont toutes les mêmes copines, …la même tronche artificielle. Moi ma meilleure amie, celle qui ne me quitte pas de jour comme de nuit c’est Cel ( Ulite de son nom complet), mon nez est selon les commentaires un peu grand, ou de caractère, mais c’est le mien. Personne d’autre ne possède le même, …

Je ne me suis jamais reconnue dans ces modèles prônant un certain type de beauté. Celle qui vous fige, celle qui vous glace, pas de celle qui fait que vous avez envie de toucher, intimidé par son espèce d’immatérialité.

J’aime la chair, j’aime le grain de la peau. Même s’il n’est pas parfait, surtout s’il n’est pas parfait. J’aime découvrir des petites caractéristiques  qui rendent unique un individu.

C’est pour tout ça que les mecs ” beaux”, bof! J’aime sentir sur le visage d’un homme qu’il a vécu, j’aime voir des petites rides au coin des yeux quand il sourit, j’aime passer ma main sur un torse viril mais pas forcément over musclé. J’aime être touchée par un détail, une jolie peau, de belles mains, une voix chaude ou de beaux yeux, je n’ai pas forcément envie que tout soit parfait.

Parce qu’un homme , c’est aussi des forces et des fragilités, je n’ai pas besoin d’avoir en surface quelque chose de lisse et de policé.

Exit les toy boys, vive les mecs, les gueules….

Ceux de la vraie vie

15:34 Écrit par sand dans Amour | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : ideal |  Facebook |

02/09/2008

Premier jour d'école

Dix….. Dix minutes que je t’ai laissé, dans cette classe, avec une nouvelle maîtresse, tu lui as offert les fleurs que nous avons cueillies au jardin ce matin, tu as levé vers elle tes grands yeux clairs, ton regard si….

Neuf… Neufs comme ces vetements que tu étais si fier de porter, pour la première fois. Tu les a choisi, hier, hésitant, et puis tu t’es décidé. Ce sera eux, avec eux que tu découvrira ce nouveau monde

Huit…. huit dessins accrochés au mur, des ballons multicolores, qui s’envolent haut dans le ciel, des oiseaux qui déploient leurs ailes, comme toi, mon coeur

Sept…. les sept pas qu’il nous a fallu faire pour atteindre la porte, doucement la refermer,ne pas faire trop de bruit, quitter , s’éloigner….

Six…. Six petits garçons discutent, dans leur langue enfantine si mystérieuse , il est question de voitures, de dinosaures, de dragons et de dix heures mangés goulument….

Cinq…. Cinq minutes passées à faire connaissance avec madame, à parler de toi, à te donner une place, pour que cette inconnue qui n’en sera bientôt plus une, te prenne la main….

Quatre…. Quatre petits biscuits, dans une jolie boite, un jus d’orange, et une surprise, ton fétiche, Dodo le Dodo qui attendent que tu les sortes de la mallette à dix heures. Pause douceur, pause calin, calme bienvenu dans cette matinée bien remplie….

Trois….trois ans bientôt, un petit garçon qui grandit, qui bien que loin de nous, reste au plus près, dans notre coeur qui cogne, dans nos yeux qui se mouillent….

Deux…. deux adultes qui se serrent la main, des parents qui s’en vont sur le chemin où tu iras si souvent désormais…

Un.... une larme.

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13:31 Écrit par sand dans Amour | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : premiere fois |  Facebook |

31/07/2008

Décalée?

J’ai 26 ans, je suis en couple depuis, oh…. des lustres, des beaux lustres hein, scintillants et tout et tout, mais disons que l’homme et moi, on est comme qui dirait collés depuis assez longtemps.

On est tellement contents d’être collés, qu’on s’est même reproduits, dis donc, et depuis on a un adorable petit morpion , preuve vivante de notre union indestructible ( je l’ose celui là, ou pas? ), du moins solide.

Alors qu’est ce qui ne va pas, à l’heure où les filles de mon âge, la plupart célibataires assumées ou non, en recherche de nid douillet ou non, et éventuellement du mâle qui saura leur donner des oisillons ou pas. … J’ai tout ce que je voulais: un job sympa, un mec bien et amoureux, un mouflet que j’adore…

Qu’est ce qui cloche chez moi alors?

Je me pose des questions sur ma normalité. En effet, là où tous les magasines ne parlent que de lui, l’encensent, en font un compagnon presque indispensable, où mes copines me vantent sa fiabilité, sa disponibilité, ses performances, je n’ai pas envie de lui.

Lui et ses fonctions toutes plus inventives les unes que les autres, ses looks qui vont de l’improbable au kitsh, en passant par le franchement moche, mais en tous cas, jamais beau. Vous me direz qu’il n’est pas fait pour ça, qu’il a d’autres qualités, qu’il est infatigable si on lui donne du carburant, qu’il ne craint pas grand chose, même pas l’eau.

Et bien, non…. ça ne me dit rien. Peut être parce que mon imagination est débordante, peut être parce que les choses sont bien, voire très bien comme ça.

Peut être aussi parce que c’est sa mécanique que je n’aime pas. Lui, c’est un automate, obéissant, asservi, il n’a jamais la migraine, il n’a pas de soucis de boulot, il n’a pas une mère envahissante.

Mais lui, il ne fait pas battre mon coeur quand je le vois, sa peau ne me procure pas de frissons à sa simple vue, lui il n’est pas ………………………… Lui !

Ps: ceci n'est en aucun cas une critique dudit objet ou de son utilité, juste mon ressenti par rapport à ça.

15:09 Écrit par sand dans Amour | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : amour, sextoy |  Facebook |

22/07/2008

Le baiser

Il est là, presqu’à portée de bouche et pourtant… j’hésite, je tergiverse, je retarde… Ce moment que je suis en train de vivre, cet instant délicieux suspendu dans l’air,je n’ai pas envie qu’il cesse. Il ne reviendra jamais , cette attente fiévreuse ne se reproduira pas. Mon corps s’en souviendra, mais combien de temps ? Les longs frissons qui me parcourent l’échine, mon coeur cognant, mes yeux qui se troublent, mon souffle qui s’épuise, le sang qui bat dans mon sexe.

L’irrémédiabilité pourtant s’impose et enfin le supplice préorgasmique prend fin. Mes lèvres éprouvent le satin de sa bouche, le goût de pêche de ses lèvres, ….

Ses mains parcourent mon corps, s’attardent dans mes cheveux, se promènent sur mon visage. Je ne suis que plaisir… Nos langues se découvrent, s’apprivoisent, l ‘étreinte devient plus intense, plus profonde.

Le souffle court, un instant, le temps s’arrête, mon esprit s’évade, mon corps seul répond présent. Ne reste que l’instinct de nos peaux , de nos lèvres jointes, de nos mains qui se font exploratrices et osent aller là où les mots ne pourraient pas.

14:02 Écrit par sand dans Amour | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : musique, premier baiser, daho |  Facebook |

21/07/2008

toi et moi, en voyage....

Mon souffle, Mon ïle,  Ma vie

Mon coeur, Mon air, Ma brise

Je veux t’emmener là, à cet endroit magique et secret, dont seuls toi et moi connaissons le mystère, …

Laisser la chaleur t’envelopper, les vagues te bercer, le lointoin écho des battements de la vie te calmer, les voix lointaines et familières t’apaiser. D’ailleurs en ailleurs , d’hier en demain, lentement tu  verras  le chemin.

En partance , tu trouveras les forces nécessaires à ce long voyage, et je t’accueillerai les bras ouverts, ivres de vie et d’amour, enfins réunis, bien que jamais séparés, lèvres closes et yeux mouillés

16:47 Écrit par sand dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |